Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 08:01

 

 

 

« C’est lorsqu'il est permis à une vache d’être une vache qu’elle est le plus heureuse.
Un alligator sait ce qu’est un alligator.
Être un chat est ce qui rend un chat heureux.
Être un chien est ce qui rend un chien heureux.
Alors, qu’est-ce qui rend un être humain heureux ? »

Prem Rawat

 

Inspire  

 

 

 

Ce qui vous rend heureux

 

Permettez-moi de commencer par ceci : Qu’est-ce qui rend une vache heureuse ? J’ai approché des vaches, et je peux vous dire une chose. C’est lorsqu'il est permis à une vache d’être une vache qu’elle est le plus heureuse. Quand un alligator est-il heureux ? Quand il est un alligator. Vous pouvez lui mettre une chaîne en diamants, lui mette du rouge à lèvres, l’attacher à une chaise de valeur et dire :
« Tu es très beau. » Pourtant tout ça n’intéresse pas vraiment l’alligator ; il veut seulement être un alligator ; il veut faire ce que font les alligators ;  quoique ce soit. Etre un chat, est ce qui rend un chat heureux. Etre un chien est ce qui rend un chien heureux. Alors, qu’est-ce qui rend un être humain heureux ?

La question est : Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Avant de répondre gardez une chose à l’esprit. L’alligator ne dépend de rien d’autre que d’être lui-même, c’est ce qui le rend heureux. Pour le chat, c’est être un chat.

Ce serait un bien triste jour si votre bonheur dépendait d’autre chose ou de quelqu’un d’autre. Si c’est le cas, vous avez un problème. Maintenant, votre vie est dédiée, non pas à savourer le bonheur, mais à vous assurer de la présence de la personne qui vous rend heureux, ou à perpétuer la situation qui vous rend heureux.

Les gens demandent :

« Que faisons-nous dans ce monde ? » Nous essayons de préserver tout ce que nous pensons être bon, ce qui nous plait. Le monde entier est occupé à essayer de faire en sorte que ça soit comme ça. Personne n’a de plaisir parce que le plaisir n’est plus important maintenant ; ce qui est important c’est de s’assurer que ces circonstances sont présentes, que ces gens soient présents.

La joie authentique peut-elle dépendre qu’une autre personne ? Est-ce une dure réalité ou une douce réalité ? Pour ceux qui ont ressenti la joie véritable, c’est la plus douce des réalités
C’est une réalité qui dit : « J’existe, je suis en vie. Le plus beau cadeau, la richesse la plus incroyable, le souffle, m’est donné et je suis conscient ; conscient. J’ai en moi, non seulement le besoin intense d’être heureux, mais aussi la source de bonheur. J’ai les deux. Avoir le besoin intense d’être en paix et la source de paix en soi sont deux choses importantes. De nombreuses personnes veulent être renseignées au sujet de la paix et me demandent : « Alors, où est-elle ? Comment l’obtenir ? »

Je leur réponds : « Le problème ce n’est pas la paix. La paix est en vous. Je le sais. Et en fait, vous le savez aussi. Le problème n’est pas la paix mais le besoin. » Comme vous êtes dans la ferme où vous avez des tomates, des aubergines, des orangers et des pêchers, le problème n’est pas la nourriture. Le problème c’est la faim. La paix est innée. La question importante est votre désir de paix.

Comment puis-je dépendre de moi-même si je ne sais même pas qui je suis ? Qui suis-je ? Un alligator sait qui il est. Un chat sait ce qu’est un chat. Un chien sait : « Je suis un chien. » L’être humain, qui possède le cerveau le plus développé par rapport à sa masse corporelle, qui a la jouissance de la terre et des océans, demande : « Pourquoi suis-je ici ? Qu’est-ce que je fais ici ? Qui suis-je ? »

Peut-être serais-je le plus heureux si seulement je pouvais être moi-même – si seulement je savais qui je suis. ?

Dans votre vie, les choses changent et ont toujours changé. Certaines choses n’étaient pas bonnes et elles sont parties. Et certaines étaient superbes, et elles sont parties aussi – une liquidation sans discrimination. La seule chose qui soit restée constante est le désir d’être comblé.

Quand je suis comblé, le désir d’être comblé grandit encore. Tout comme l’amour. Quand vous n’aimez pas, il n’y a pas d’amour. Quand vous aimez, vous aimez encore davantage et vous pouvez continuer à aimer davantage.

Beaucoup de gens croient que dans la vie l’objectif est d’être comblé pour ne plus avoir le désir d’être comblé. Ce serait bien triste. Quand vous tombez amoureux de quelqu’un, vous ne tombez certainement pas amoureux pour pouvoir cesser d’aimer, n’est-ce pas ? Vous tombez amoureux pour avoir la possibilité d’aimer davantage, et cela reste une constante.
 

Vous pouvez véritablement savourer votre vie. J’offre la possibilité de vous connaître vous-même pour pouvoir être vous-même. Sans vous connaître vous-même, vous ne pouvez pas être vous ; et si vous ne pouvez pas être vous-même, vous ne pouvez pas être heureux ; tout comme le chat, le crocodile, la vache… Il est important pour vous de vous connaître pour pouvoir être aussi heureux qu’il est possible de l’être. Voila combien c’est simple.

Trouvez qui vous êtes pour pouvoir être qui vous êtes. A tout moment, même dans les heures les plus sombres, soyez qui vous êtes pour pouvoir être heureux, pour pouvoir être satisfait, pour pouvoir trouver la paix. Oui, vous avez un grand nombre de choses importantes à faire. Placez celle-ci en tête de liste et tout le reste se mettra en place.

 

 Prem Rawat

 

 

Merci beaucoup Corinne pour la traduction

 

 

 

 

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Par Marie - Publié dans : Archives 2007
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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 07:26

 

 

              Touchés par la magie

 

Il y a beaucoup de bon dans les êtres humains. Cependant nous avons certaines habitudes qui elles, ne sont pas nécessairement bonnes. L'une de ces mauvaises habitudes est que nous sommes très attirés par les distractions. La moindre petite distraction où que ce soit, et c'est là que se porte notre attention.


Pourquoi est-ce une mauvaise habitude ? Parce qu'elle nous dérobe les choses essentielles dont nous avons besoin pour faire de cette vie une merveilleuse occasion. Et la possibilité est là. C'est ce que vous pouvez faire – vous pouvez faire de votre vie une magnifique opportunité. Comment ?

Vous êtes dans ce monde, vous existez. Un jour vous ne serez plus là – aujourd'hui vous l'êtes, et un jour vous partirez. Je peux vous garantir que vous ne comprenez pas ce que je veux dire : à cause des distractions. A l'instant où vous perdrez la capacité d'être distrait, - et cet instant viendra, - alors, et alors seulement vous commencerez à comprendre ce qu'est la vie.

Comment est-ce que je le sais ? Est-ce que j'ai atteint le stade où, dans ma vie, je ne suis plus distrait ? Non ! Seulement je sais aussi que quelqu'un a été assez bon pour me montrer. Parce que lorsque je me laisse entrainer par ma musique personnelle, par ma définition personnelle de ce qu'est la vie, je deviens négligent.

Regardez une personne qui mène une vie « exaltante » – le saut à l'élastique. Certaines personnes ont dans l'idée que c'est ça qui est excitant. Ils défient vraiment la mort, ils croient que c’est ça, l’exaltation. Escalader une paroi rocheuse verticale sans corde de rappel, juste à mains nues. Et du talc. « Je te mets au défi de me prendre ». Et la seule raison qu’a la mort pour ne pas les prendre, c’est qu’elle se tord de rire. Elle rit aux larmes. Ensuite la mort retrouve ses esprits, et en un clin d’œil, ils sont partis. Leur corps redevient poussière.

Alors qu’est-ce que c’est ? S’agit-il de l’exaltation ? Ou bien le propos est-il de ressentir – de ressentir un cœur rempli de gratitude !

Tout ce que nous croyons important, un jour deviendra sans importance. J'ai reçu des courriers envoyés par des gens qui sont piégés près d'un front et même de 2 ou 3 personnes qui étaient carrément au front. L'autre jour, je parlais à quelqu'un, et il a dit : « Oh, untel est sur le point de mourir » !

Je lui ai répondu : « Nous sommes tous dans le processus. Joins-toi à la file d'attente ». Je suppose que certaines personnes sont plus près du front et d'autres un peu plus loin dans la file, d'autres un peu plus loin encore. Mais il y a un front et tout le monde se dirige par là. C'est la loi de la vie. Et cette loi dit : « Vous êtes ici, mais pour un temps limité ». Et personne – personne – ne peut changer cette loi.

Les gens disent : « Oh, mais il y a la cryogénie et bien d'autres choses ». Je vous demande pardon, mais la planète Terre est composée de poussière. Le cylindre de métal contenant l'agent cryogénique et votre tête sont faits de poussière amalgamée. Et la propension inhérente de la poussière à retourner à l'état de poussière est remarquable. Le miracle n'est pas que la poussière redevienne poussière. Le miracle c'est comment se fait-il que ce ne soit pas encore arrivé ? Le voilà le miracle. La destruction aurait dû se produire il y a longtemps. Pensez, il suffirait qu'un corps céleste commence à se diriger vers la Terre et s'en approche trop, et la gravité l'attirerait. Si ça arrivait, la planète serait éradiquée.

Cette poussière est plus fragile qu'une feuille d'or ou d'argent. Avez-vous déjà vu une feuille d'argent sur du papier ? En Inde elles sont placées sur différents mets et nourritures. Cet argent est si délicat que, si on souffle dessus, il s'éparpille. Voilà combien c'est délicat. Et à partir de cette poussière, un très grand nombre de choses ont été crées, les roches et les montagnes par exemple.

Je suis ici pour vous dire ce que j'ai dit aux gens toute ma vie : Ne laissez pas passer une journée de plus sans être touchés par la magie de ce qui a été placé en vous. Ne laissez pas passer une journée de plus qui soit remplie de doutes, de colère et de confusion. Ne laissez pas passer une journée de plus sans ressentir la plénitude de votre cœur. Il est possible d'être comblés dans la vie. Il est possible d'être en paix. Il est possible d'être conscient. C'est très, très possible.

Prem Rawat





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Message de paix bienvenue

         

 

 

 

 

 

 

Par Marie - Publié dans : Inspire Issue 156
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Dimanche 2 mars 2014 7 02 /03 /Mars /2014 13:51

 

 

 

 « Nous avons rempli nos seaux avec les idées des autres : Videz votre seau, c’est votre seau. Il devrait au moins contenir ce qui, à votre avis, devrait s’y trouver. Parce que cette vie est la vôtre. Le cadeau de la vie vous a été donné. »

 

 

Quand je voyage pour parler aux gens, quel est le défi à relever ? Bien sûr, ce que je dis doit venir de mon cœur. Mon discours n’est pas écrit, il n’est pas tiré d’un livre. Mais la difficulté est de faire en sorte que vous vidiez votre seau.

Il ne s’agit pas de prononcer des paroles éclairées, croyez-moi. Les gens s’imaginent que je vais leur dire quelque chose qui va les aider. Et c’est apparemment ce que je fais, parce que les gens m’écrivent après et disent combien ils se sentent accompagnés depuis qu’ils m’écoutent. Mais ce n’est pas ce que j’essaye de faire, parce que je ne peux pas forcer la sagesse dans la tête de quelqu’un. Tout ce que j’essaye de faire c’est aider les gens à vider leur seau.

 


Notre plus grande limite est notre imagination. Je ne l’ai jamais dit auparavant parce que je savais que les gens diraient immédiatement : « Non, non, non, nous sommes capables d’imaginer des choses inouïes. » C’est vrai, mais quelque chose de tellement extraordinaire existe au-delà de votre capacité d’imaginer. Je l’appelle la paix et la joie qui résident dans votre cœur.


Le cerveau est une chose très particulière. Il tente d’assimiler le plus possible. Si nous voyons un objet que nous n’avions jamais vu, notre cerveau est très perplexe. Il réagit : « Qu’est-ce que c’est ? » L’imagination ne peut vous mener que jusqu’à un certain point. Dans le domaine du cœur au contraire, dans le domaine de cette beauté intérieure, il y a une chose réellement divine, pas de notre fait, par sa propre nature.


Je ne parle pas de conjoncture. Je ne répondrai pas à vos questions. Est-ce que ça vous rend service ? Plutôt oui. Tout ce que je vais continuer à dire c’est: videz votre seau, et quand ce sera fait, vous aurez finalement de la place pour la venue des réponses. Car voyez-vous, les réponses sont en vous.


Le croyez-vous ? Nous vivons dans une société où, si nous voulons savoir quelque chose, nous cherchons sur Internet pour trouver. Mais avez-vous trouvé ?

Où est la compréhension dans ce monde ? Les gens sont plus instruits que jamais. Chacun a ses raisons pour que les choses soient comme elles sont. Seulement la compréhension n’a rien à voir avec les raisons. La compréhension c’est ce qui a été compris, ce qui a été ressenti. Le propos n’est pas de prêcher, mais d’atteindre et de saisir les réponses, de réaliser : « Oui, maintenant je comprends. »


C’est ce que je veux pour vous. Je ne veux pas que vous disiez : maintenant la réponse m’a été donnée – c’est sans intérêt. Je veux que vous puissiez dire : maintenant je comprends, maintenant je sais. Ce doit être ainsi – parce que c’est le cri de votre cœur.

Il y a une opportunité, une simple opportunité – si vous pouvez la voir. Comment la voir ? Videz votre seau. Comment faire ? C’est facile ! Contentez-vous d’éliminer ce qui ne vous appartient pas, et je vous garantie que le seau sera entièrement vide. Parce que rien dans ce seau ne vous appartient.


Durant votre vie, on vous a affirmé des choses et vous avez dit : « D’accord ! » Chaque fois vous avez été d’accord, et quelque chose était placé dans le seau, encore et encore. Malheureusement, les choses en sont arrivées au point où il n’y a plus de place pour autre chose. Il est plein.


Qu’est-ce qui est dans le seau ? Une partie des choses qui se passent dans le monde. Les gens se battent pour Dieu. Des nations entières sont polarisées. Les êtres humains expriment de la colère envers d’autres uniquement à cause de leurs opinions.  Nous avons crée un monde où, au lieu de dire, « bon, nous ne serons jamais capables de comprendre Dieu, contentons-nous de ressentir Dieu, de respecter Dieu, de chanter ses louanges. » Non. Ca ne peut pas être aussi simple que ça, « attribuons à Dieu un genre. » Croyez-vous que Dieu ait besoin d’un genre ? « Attribuons des mains à Dieu. » Dieu a-t-il besoin de mains ? Ce pouvoir, cette énergie, est partout : venu de nulle part, il ne va nulle part. Cette puissance a-t-elle besoin de jambes ? Pensez-y.


Peut-être vous ai-je incités à vider votre seau. Ou peut-être vous ai-je donné l’idée de regarder votre seau et de constater à quel point il est plein. Voyez si vous pouvez reconnaître le fait que ces choses-là ne sont pas les vôtres. Vous ne les avez pas mises là. Ce sont les voix de ceux qui vous ont précédés, qui vous ont dit comment ce devait être. Et vous avez dit d’accord.


Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal. Je dis que c’est votre seau. Il devrait au moins contenir ce qui, à votre avis, devrait s’y trouver. Parce que cette vie est à votre intention. C’est à vous que le cadeau de la vie a été fait. Quand vous acceptez ce cadeau, cela vous comble d’une joie extraordinaire. Cela vous apporte une clarté sans pareille. Alors votre vie est remplie de gratitude, la gratitude d’être en vie. Pouvez-vous imaginer une meilleure histoire ? Pouvez-vous imaginer meilleure fin à une journée ? Pouvez-vous imaginer meilleur début à une journée que d’être rempli de gratitude ?

C’est le cadeau suprême !

Prem Rawat

 

 

 

 


 

Potentiel  

 

Par Marie - Publié dans : Inspire 163
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Mercredi 18 décembre 2013 3 18 /12 /Déc /2013 09:02

 

            La graine de la bienveillance

 

Quand nous venons au monde, on nous donne à tous des graines. Bien sûr, c’est une métaphore. Pourtant c’est vrai, on nous donne des graines. Mais en fait l’opportunité réside dans ce que nous faisons de ces graines. Que sont ces graines ?

 

Et bien nous pouvons commencer par des choses très simples. L’une d’entre elles peut être la graine de la bienveillance.
Et bien sûr il y a la graine de la colère, mais il y a aussi la graine de la bonté, la bienveillance.
Il y a la graine de l’amour, il y a la graine de la compréhension.
Il y a la graine du doute et la graine de la confusion.
Et la graine que vous avez plantée dans votre jardin, quelle qu’elle soit – le jardin de la vie, le jardin de l’existence – deviendra en fin de compte ce dont vous disposerez pour vous assoir et vous reposer. Et la qualité de ce repos dépend directement du genre de graine que vous avez semée.

Chaque graine donnée a une qualité spécifique, elle a quelque chose à offrir. Mais quand elle est semée, quand elle germe, grandit et devient un arbre, celui-ci a des caractéristiques particulières, qui peuvent vous plaire ou vous déplaire.

Je ne suis pas ici pour juger, ni pour essayer de vous influencer sur le genre de graine que vous devriez avoir semée. Je pense qu’en me contentant de faire ressortir certaines des caractéristiques de ces graines, vous êtes capables de prendre les décisions vous-même.

Je crois que fondamentalement, en tant qu’êtres humains vous avez la faculté de choisir en toute clarté, de choisir ce qui vous sera le plus bénéfique.


Chacun d’entre nous porte en lui - ou elle - un besoin inné, et ce besoin n’est jamais imposé par le monde. C’est notre besoin, et il est fondamental à chaque être humain, fondamental. Nous avions ce besoin quand nous étions jeunes. C’est le besoin qui est resté là toute notre vie et sera là jusqu’à la fin.


C’est ce que nous sommes, cela fait partie de notre nature.


Prem Rawat 

 

                              Merci Corinne pour la traduction

 



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Par Marie - Publié dans : Inspire Issue 154
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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 16:41
 Question de volonté ?

Prem Rawat parle des besoins fondamentaux. Quand vous avez faim,  vous ne pouvez pas vous contenter de dire, « je n’ai pas faim, je n’ai pas faim, je n’ai pas faim. » Vous pouvez dire, « oh, c’est une question de volonté. » Mais pas pour les bases, pas pour les choses qui sont vraiment importantes.

 

La chose la plus importante que je puisse accomplir est de vous faire réfléchir, discerner ce qui vous a été donné, et vous faire penser à la possibilité d’être en paix dans la vie.

 

Par certains côtés, nous sommes très semblables. En tant qu’êtres humain, nous avons un besoin. Ce n'est pas un besoin créé par la société ou par la religion. C'est un besoin fondamental d’être accompli, d’être en paix. Il est facile de brandir le mot «  paix. » Mais qu’est-ce que la paix ? Est-ce juste entendre des clochettes tintinnabuler dans le vent ? Pas de circulation ? Pas de trafic aérien ou ferroviaire ? Pour certaines personnes, c'est exactement ce que paix signifie. Et il est triste que la pollution sonore externe devienne si irritante que lorsque son absence se fait sentir, nous l'appelons ça « la paix. »

 

Ou bien la paix est-elle une sensation ? Une sensation indéniable qui n’est pas née de la pensée. Tout ce qui nous arrive naît de la pensée. Nous recevons une bonne nouvelle, « tout va bien pour moi. » Nous recevons une mauvaise nouvelle, « pourquoi est-ce que ça m’arrive ? » Il ne faut pas grand-chose pour nous déstabiliser. Ça arrive quand nous sommes pris dans la circulation et que quelqu’un nous klaxonne. Même si on klaxonne quelqu’un d’autre, ça nous irrite, « qu’est-ce qui lui prend de me klaxonner ? »

 

L’un de vos enfants vous annonce, « j’ai échoué, » et cela vous contrarie. Alors est-ce que la paix c’est ne pas être contrarié ? Il est tristement vrai que certaines personnes pensent que lorsqu’on n’est pas contrarié on doit être en paix. Et bien, il y a des gens dans un état végétatif, et rien ne les contrarie. Alors, qu’est-ce que la paix ?

 

Une chose qui ne naît pas de la pensée, elle est ressentie. Une chose qui réside dans l’océan des réponses, pas dans l’océan des questions. Nous avons appris à tout remettre en question, mais pas encore appris à accepter la réponse. Votre vie. Votre être. Que signifie être ici, être en vie ?

 

Les gens lisent. Je ne suis pas contre les livres. L’un des murs de mon bureau est couvert de livres. Mais pourquoi est-ce que je me tourne vers les livres ? Peuvent-ils réellement me fournir cette réponse ? Un livre peut-il vraiment satisfaire ma faim ? Il y a de beaux livres illustrés de scènes aquatiques. Est-ce que cela peut étancher ma soif ?

 

On ne peut pas se contenter de dire : « Je n’ai pas faim, je n’ai pas faim. » L’autre jour, je me suis levé tôt, j’ai pris un petit-déjeuner léger, ensuite je suis parti faire une conférence. Et mon estomac gargouillait. Je me disais, « tu n’as pas faim, tu n’as pas faim… » mais ça ne l’a pas arrêté. On peut dire, « oh, c’est une question de volonté. » Mais pas pour les bases, pas pour les choses qui sont vraiment importantes.

 

Un jour mon père est allé dans un endroit où il y avait de nombreux saints hommes. L’un d’entre eux se tenait sur une jambe et priait Dieu. Il y avait une pancarte disant qu’il se tenait sur une jambe sans parler depuis de nombreuses semaines. Mon père s’est planté devant lui et a dit : « Oh Seigneur, pourquoi lui avez-vous donné une seconde jambe ? Il ne s’en sert pas. Et pourquoi lui avez-vous donné une bouche ? Il ne s’en sert pas non plus. » Cet homme en fut si outré qu’il dit : « Comment osez-vous dire ça ! » Et la deuxième jambe redescendit.

 

Alors ! Qu’est-ce que la paix ? Je ne peux pas vous le dire. J’ai ressenti la paix, et je peux la ressentir chaque jour, mais le ne peux pas vous expliquer ce ressenti. Tout comme je ne peux pas vous expliquer le goût du sucre. Si vous voulez savoir ce que je goûte, vous allez devoir le goûter aussi. Alors, et alors seulement vous comprendrez de quoi je parle.

 

La vie est un cadeau. Je veux la comprendre aussi clairement que possible avant de perdre la capacité de la comprendre. Je veux savoir ce qu’est ce miracle. Un miracle exige l’œil apte à le contempler – une personne qui comprend réellement ce qu’est un miracle. Le miracle le plus extraordinaire est le va et vient du souffle. De nulle part, il arrive, et nulle part, il va. De ce souffle vient le cadeau de la vie. Et la vie rend tous les autres miracles possibles. Vous pouvez être. Vous pouvez admirer. Vous pouvez être reconnaissant d’exister. Vous pouvez ressentir et donner de la bonté.

 

Savoir dans la vie que tout va bien. Nous ne pensons à cela que dans les périodes à problèmes. Savez-vous que tout va bien pour vous ? Est toujours allé bien et ira toujours bien. Nous vivons dans un monde de peurs. Mais il a une chose en vous dont vous ne devriez pas avoir peur, et c’est l’aptitude de prendre plaisir à cette vie, d’apprécier cette vie.

 

Prem Rawat

 




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Volonté

Par Marie - Publié dans : Inspire 170
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